Wandrille Jumeaux intervient sur la délibération concernant la santé au Conseil Municipal du 30 septembre 2020

01/10/2020

Conseil municipal du 30 septembre 2020

Intervention Wandrille Jumeaux

 

Monsieur le Maire, cher·es collègues,

Chères Montreuilloises Chers Montreuillois,

Mesdames, Messieurs,

 

Le groupe EELV - Montreuil Écologie se félicite du travail accompli par la Ville, ses services et son nouvel adjoint, Olivier Madaule sur le programme d’action de Santé Publique 2020-2022, et qui justifie cette convention conclue avec l’ARS Ile-de-France.

Nous saluons le travail effectué sur la prévention et l’approche globale de la santé publique qui débouche sur le financement de ces huit actions.

 

Sur notre territoire, où les inégalités sociales et de santé sont très présentes, les enjeux sont énormes. C’est la raison pour laquelle notre majorité se mobilise aux côtés des habitants et usagers pour des moyens humains en faveur de l’hôpital public et contre la fermeture des services au Centre Hospitalier Intercommunal de Montreuil.

 

C’est également pourquoi notre ville met en œuvre une politique municipale de santé ambitieuse, à travers l’action de ses Centres Municipaux de Santé, complétée d’une stratégie partenariale de santé publique, sur laquelle je souhaite revenir.

 

Tout d’abord, sous sommes fier·es de constater que Montreuil prend à bras le corps les enjeux de santé-environnement et nous nous étions d’ailleurs réjouis de l’apparition du volet « santé-environnement » dans le 3ᵉ Contrat Local de Santé, outil majeur de la Ville sur la question, qui fut élaboré par Riva Gherchanoc et adopté en septembre 2019.

 

Nous constatons aussi le progrès de l’approche systémique des enjeux sanitaires et de la compréhension de la place centrale qu’occupe l'environnement et le cadre de vie dans les déterminants de santé. Notre Ville a notamment a su se saisir des risques liés aux perturbateurs endocriniens et s’engager en ce sens via la signature en 2019 de la Charte d'engagement des Villes et Territoires sans perturbateur endocrinien – charte que le Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis vient de signer et que nous aimerions que la Conseil régional Île-de-France signe, au lieu de casser la politique de santé environnement de l’ancienne majorité.

 

Sans vouloir aborder ici la question de la 5G, sujet d’actualité sur lequel nous aurons l’occasion de travailler et débattre en temps voulu, la signature de cette convention avec l’ARS est l’occasion de saluer la façon dont la santé - et l’approche santé environnement - arrivent à s’inscrire dans toutes les politiques publiques de notre ville.

 

Deux aspects nous paraissent particulièrement prometteurs et intéressants :

  • le sport-santé

  • et l’alimentation

 

Mis en place à la rentrée 2016 par ma collègue Anne-Marie Heugas et Riva Gherchanoc, le dispositif « Sport sur ordonnance », mené en partenariat avec l’ARS et le régime local d’assurance-maladie vise à inciter les malades souffrant de pathologies chroniques tels l’obésité, le diabète, les maladies cardio-vasculaires ou certaines formes de cancers à pratiquer une activité physique sportive ou artistique en leur donnant un accès gratuit à certaines activités sur ordonnance médicale. Le dispositif permet aux médecins de prescrire une activité physique adaptée pour tous les patient·es atteint·es de maladies chroniques

 

Ces pratiques sont un véritable accompagnement thérapeutique non médicamenteux qui soignent le corps aussi bien que l’esprit. De plus, la pratique montrant que les bénéficiaires de ces dispositifs sont souvent dans une situation sociale difficile, il s’agit bien ici de s’intégrer dans une démarche de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.

 

Elles sont donc complémentaires des autres actions prévues avec l’ARS :

  • comme celle prévoyant l’accompagnement des personnes précaires vers un retour à la prévention, au dépistage et à la prise en charge sanitaire de droit commun,

  • comme les actions d’information, sensibilisation et dépistage des addictions dans les collèges de Montreuil, pour toucher les plus jeunes.

 

Concernant l’alimentation, notre collègue Mireille Alphonse porte une délégation essentielle sur la démocratie alimentaire et le projet de cantine publique. Vous le savez tous, pour l’eau ou pour l’alimentation, nous défendons le retour en régie publique car nous sommes convaincus qu'une bonne gestion publique permet de garder la main sur les choix stratégiques et d’y placer au cœur l'intérêt général.

Par ailleurs, beaucoup d'aspects nutritionnels demeurent aujourd'hui méconnus de la population, et l'on constate un fort déterminisme social dans la propension à manger des produits de qualité. Nous soutenons donc fortement les politiques d'éducation au goût, à l’alimentation et à la démocratie alimentaire proposées afin que tou·tes les Montreuillois·es aient accès à une alimentation de qualité.

 

L’ensemble de ces exemples démontrent et illustrent que nous sommes tenus de réinventer les modalités d’élaboration des politiques publiques. Les enjeux de santé interagissent avec l’ensemble de notre environnement et nécessitent d’être intégrés dans toutes nos politiques.

 

Lutter pour le droit de vivre dans un environnement sain est indispensable, encore plus en temps de confinement et de crise sanitaire.

Nous devons, par l’ensemble de nos actions, inciter mais aussi permettre l’accès, aux bonnes pratiques pour vivre sainement, dans un environnement physique et social qui garantisse la santé publique de tous.

 

Notre groupe votera pour ces deux délibérations, et nous serons aux côtés de celles et ceux qui agissent à Montreuil en sens, car l’écologie politique que nous portons est résolument ancrée dans ce combat contre les inégalités sociales et environnementales.

 

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

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