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Réadhésion de Noisy et Bobigny au SEDIF : un mauvais coup porté à l'intercommunalité et à la mutualisation des moyens pour l'intérêt général !

23/01/2019

Alors que notre EPT prenait il y a à peine 6 mois une délibération n'acceptant pas le retour au SEDIF de la ville de Noisy, la délibération adoptée ce 22 janvier a eu pour effet de prendre une décision contraire, à la faveur d'une demande de la ville Bobigny, de réadhérer au SEDIF !

 

C'est donc bien un changement de position à 6 mois d'intervalle... et donc un déni de démocratie. 6 mois durant lesquels furent exercées des pressions inacceptables de la part du président du SEDIF auprès des élus des communes d'Est Ensemble.

 

La décision adoptée hier soir contient à ce titre un manquement majeur qui la rend inacceptable : alors que le territoire est engagé dans le processus de création d'une Régie publique, les conséquences financières pour l'EPT Est ensemble de cette dérogation pour autoriser la ré-adhésion des deux communes au SEDIF ne sont même pas abordées ! Assumer les conséquences financières (frais de déconnexion notamment) de leurs choix n'a même pas été demandé aux deux communes.

 

Notre groupe Montreuil Écologie pensera à le rappeler en temps utile, et reste pleinement mobilisé dans la construction d'une régie publique de l'eau !


 

Montreuil Écologie EELV : Ibrahim Dufriche-Soilihi, Mireille Alphonse, Anne-Marie Heugas, Rachid Zrioui, Véronique Bourdais, Djamel Leghmizi

montreuilecologie.com 01.48.70.64.77

 

 

***

 

 

L'intervention d'Ibrahim Dufriche-Soilihi lors du Conseil de Territoire du mardi 22 janvier 2019

 

Monsieur le Président, Mesdames messieurs les maires, chers collègues,

 

Les décisions souveraines de trois territoires: Plaine Commune, Val de Bièvre et Est ensemble,

de sortir du SEDIF pour mettre en place un service public de l'eau constituent un événement de progrès historique, au service de l'intérêt général, pour les habitants de ces territoires.

 

Soustraire à l’appétit de profit d'une multinationale, la gestion d'un bien commun aussi rare et essentiel que l'eau, honore les collectivités qui ont pris ces décisions.

 

S'il n'est pas surprenant que cette multinationale soit « contrariée » de perdre un marché de plus d'1 million d'habitants, il est consternant de voir un Président de syndicat intercommunal, le SEDIF, censé défendre les intérêts des habitants se faire le valet zélé des intérêts privés d'une multinationale.

 

L'acharnement du Président du SEDIF à menacer les territoires, à intriguer pour les faire changer d'avis, voire à revenir sur leurs positions est une entrave grave à la souveraineté des territoires.

La délibération sur laquelle nous sommes amenés à nous prononcer ce soir en est hélas l'illustration et pose deux problèmes majeurs.

 

1- Alors que notre EPT a, il y a a peine 6 mois, le 4 juillet 2018, pris une délibération n'acceptant pas la sortie du SEDIF de la ville de NOISY, la délibération présentée ce soir à pour effet de prendre une décision contraire !

On peut tourner la rhétorique dans tous les sens : c'est bien un changement de position à 6 mois d'intervalle ! Et donc un déni de démocratie !

D'autant que ces 6 mois « d'intervalle » ont été le temps d'exercice de pressions inacceptables !

 

2- Si nous ne sommes pas sourds face à la question de l'autonomie communale, nous devons rappeler que le territoire ne peut se réduire à l'addition d'intérêt particuliers, il est le cadre que les communes se sont données pour servir l'intérêt général. Et être solidaire et mutualiser leurs moyens pour le servir au mieux .

Or la décision proposée ce soir contient à ce titre un manquement majeur qui la rend inacceptable:

en effet, alors que le territoire est engagé dans le processus de création d'une Régie publique, les conséquences financières pour l'EPT Est ensemble de cette dérogation pour autoriser la ré adhésion des deux communes au SEDIF ne sont pas abordées !

En clair : qui paiera les frais de déconnexion au réseau ? Les deux communes vont-elles assumer financièrement leur choix ? Ce n'est pas dans la délibération ! Ou bien les autres communes qui pourtant ne partagent pas ce choix ?

Je vous remercie

 

 

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